dimanche 10 février 2013

Delirium, tome 1 de Lauren Oliver

Delirium, tome 1
Lauren Oliver

 
 
 
Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme la pire des maladies. Un monde où tous les jeunes subissent à leur majorité une opération du cerveau pour être immunisés. À quelques mois de ses dix-huit ans, Lena aspire presque à subir à son tour le Protocole car depuis toujours amour rime pour elle avec souffrance et danger. Jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue fasse tout basculer. Avant, tout était simple, tout était organisé. Mais est-ce vraiment vivre que de laisser la société tout prévoir pour vous ? Vos amis, vos amours et votre avenir ? Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ?
 

Ce roman fut une belle découverte. J'avais vu pas mal d'avis positifs sur le net alors je n'ai hésité qu'une demi seconde avant de l'emprunter à la bibliothèque. J'ai passé un très bon moment.
Je dirai que le gros point fort de ce roman c'est le condensé d'émotions qu'il contient. L'auteur a su retranscrire à la perfection chacune des sensations des personnages si bien qu'on vit profondément l'histoire, qu'on s'y plonge avec délectation.
 
Le thème est très bien choisi. L'amour est au centre de toute société et la traiter comme une maladie était osé et risqué et pourtant l'auteur s'en tire à merveille.
J'ai beaucoup aimé Léna à qui on s'identifie sans problème. C'est une jeune fille qui n'aspire qu'à être normale, elle croit ce qu'on lui dit parce qu'elle n'a pas le choix mais elle garde en mémoire quand même que tout n'est peut être pas aussi radical comme le laisse entendre le gouvernement. Elle a ses doutes et ses peurs, est partagée entre le monde sans couleurs et sans émotions qu'on lui impose et celui de passion qu'elle découvre en compagnie d'Alex.
 
Alex, qui d'ailleurs est un personnage très agréable. L'auteur ne le décrit pas comme un héros, il se contente de survivre dans un monde où il n'a pas sa place et quand ces deux personnages au passé douloureux se rencontrent, c'est un feu d'artifices d'émotions.
.
J'ai adoré suivre leur histoire et leur évolution. J'ai eu le coeur serré à certains passages, mais je ressentais aussi les mêmes moments de joie que les personnages. On en revient toujours au fait que les sentiments sont si bien d'écrits qu'on en oublie qu'ils sont ceux des autres. C'est assez déroutant de se plonger autant et de se laisser mener chapitre après chapitre.
 
L'histoire garde un rythme soutenu du début à la fin. L'auteur prend certes le temps de planter le décor mais c'est très important pour connaître tous les enjeux du roman. Ce qui ne détruit en rien l'enchaînement des actions qui se fait naturellement. Difficile de poser le livre, même à la fin d'un chapitre, et on arrive très vite au bout sans vraiment s'en rendre compte.
 
La fin est juste parfaite. Je n'en attendais pas moins et je pense que j'aurai été déçue d'en avoir une autre. Quand on lit la dernière ligne, on ne peut que se jeter sur le tome 2. Et heureusement pour moi d'ailleurs que j'ai eu la bonne idée de l'emprunter en même temps que le premier, sinon , je ne vous raconte pas à quel point j'aurai été frustrée ^^
 
Pourquoi pas le coup de coeur alors ? Je suis sure que je l'aurai eu si on était sorti un peu plus du côté " jeunesse " car bien que rien n'est " cul cul la praline " , l'ambiance général donne à l'ensemble du livre un côté Young adulte.
Ça reste néanmoins une lecture passionnante qui m'a fait vibrer ! Et je commence la suite avec empressement ;)
 
 

3 commentaires:

Merci :D

Une petite citation ?

"Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de
tout, y compris de soi-même"

Daniel Pennac